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Xiberotar eta Kaliforniar gazte batzuren arteko harremanen kronikak


2009/07/11 16:22:11.910 GMT+2

Un départ imminent pour la Californie

C'est en septembre 2007 que le projet artistique de la pastorale « Euskamerika artzain » (1) naissait dans la classe d'option basque du lycée de Chéraute. Le thème de l'exil des Basques vers le nouveau continent a ainsi été exploité par les élèves d'Anne-Marie Etxeberri-Lacroix, professeur d'euskara, avec un rapprochement de la Nabo ou North American basque organiza­tions (2).
« Nous avons débuté par le côté ar­tistique du projet mais le but pre­mier était d'échanger  avec les jeunes Basques de là-bas dans un objectif culturel et linguistique », résume l'enseignante. Près de deux ans après, ce sont neuf jeunes Basco-Américains (avec des noms à la résonance familière, comme Etchebest, Etcheverry ou Aramburu) et leurs accompagnateurs, qui étaient reçus au lycée du Pays de Soule mercredi soir. Valérie Etcha­ren-Arretchea, accompagnatrice du groupe et membre de l'Euskal-Etxea de San Francisco, a été la prin­cipale interlocutrice des organisa­teurs souletins.
« Ces jeunes sont souvent les pe­tits enfants des migrants, et nous souhaitions qu'ils fassent leurs propres connexions avec un Pays basque si lointain. Le but est qu'ils découvrent qu'il n'est pas qu'un pays de mémoire mais une terre vivante avec des réalités sensible­ment identiques aux leurs », expli­que la Californienne, née à San Francisco d'un père bas navarrais d'Uhart-Cize. « Aucun de ces jeu­nes ne parle l'euskara. Moi-même,je ne le parle pas couramment, mais nous faisons beaucoup d'ef­forts pour poursuivre son appren­tissage dans nos associations et or­ganiser des uda leku (NDLR: lieux de vacances) où les activités se pas­sent en basque », poursuit-elle dans un français parfait.
Logés dans les familles de leurs correspondants, certains jeunes Basco-Américains ont déjà pu goû­ter aux joies des fêtes de Larrau. La visite de la ville de Gernika, sym­bole historique du Pays basque, reste au programme des vacan­ciers. « Il y a quelques lieux incon­tournables à voir mais la connais­sance de l'environnement immédiat est la priorité », souligne Anne-Marie Etcheberri-Lacroix.

En route pour les States

Le point d'orgue de l'échange sera le départ pour la Californie de 15 jeunes Souletins et six accompa­gnateurs au mois d'août prochain. Parmi eux, deux professeurs du ly­cée, Robert Elissondo et Christelle Esteffe ; Mixel Etxekopar, auteur et musicien d'Euskamerika artzain ; Nicole Lougarot, la metteur en scène ; et deux musiciens, jean-Charles Sans et Batitta Berrogain. Là-bas, ils seront reçus chez l'ha­bitant, et rejoueront leur pastorale à trois reprises, notamment au cours de la fête en hommage au père Marcel Tillous, aumônier des Basques d'Amérique originaire d'Esquiule, décédé en mars dernier.
M.E.C. dans Sud-Ouest 7 Juillet 2009
(1) Écrite par Miel Etxekopar, elle fut jouée une première fois au cours du festival Xiru 2008, puis à Alçay et Usurbil en juillet 2008.
(2) Fédération des associations basques des Etats-Unis

Nork: MEC.2009/07/11 16:22:11.910 GMT+2
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2009/07/11 16:22:11.910 GMT+2

Un départ imminent pour la Californie

C'est en septembre 2007 que le projet artistique de la pastorale « Euskamerika artzain » (1) naissait dans la classe d'option basque du lycée de Chéraute. Le thème de l'exil des Basques vers le nouveau continent a ainsi été exploité par les élèves d'Anne-Marie Etxeberri-Lacroix, professeur d'euskara, avec un rapprochement de la Nabo ou North American basque organiza­tions (2).
« Nous avons débuté par le côté ar­tistique du projet mais le but pre­mier était d'échanger  avec les jeunes Basques de là-bas dans un objectif culturel et linguistique », résume l'enseignante. Près de deux ans après, ce sont neuf jeunes Basco-Américains (avec des noms à la résonance familière, comme Etchebest, Etcheverry ou Aramburu) et leurs accompagnateurs, qui étaient reçus au lycée du Pays de Soule mercredi soir. Valérie Etcha­ren-Arretchea, accompagnatrice du groupe et membre de l'Euskal-Etxea de San Francisco, a été la prin­cipale interlocutrice des organisa­teurs souletins.
« Ces jeunes sont souvent les pe­tits enfants des migrants, et nous souhaitions qu'ils fassent leurs propres connexions avec un Pays basque si lointain. Le but est qu'ils découvrent qu'il n'est pas qu'un pays de mémoire mais une terre vivante avec des réalités sensible­ment identiques aux leurs », expli­que la Californienne, née à San Francisco d'un père bas navarrais d'Uhart-Cize. « Aucun de ces jeu­nes ne parle l'euskara. Moi-même,je ne le parle pas couramment, mais nous faisons beaucoup d'ef­forts pour poursuivre son appren­tissage dans nos associations et or­ganiser des uda leku (NDLR: lieux de vacances) où les activités se pas­sent en basque », poursuit-elle dans un français parfait.
Logés dans les familles de leurs correspondants, certains jeunes Basco-Américains ont déjà pu goû­ter aux joies des fêtes de Larrau. La visite de la ville de Gernika, sym­bole historique du Pays basque, reste au programme des vacan­ciers. « Il y a quelques lieux incon­tournables à voir mais la connais­sance de l'environnement immédiat est la priorité », souligne Anne-Marie Etcheberri-Lacroix.

En route pour les States

Le point d'orgue de l'échange sera le départ pour la Californie de 15 jeunes Souletins et six accompa­gnateurs au mois d'août prochain. Parmi eux, deux professeurs du ly­cée, Robert Elissondo et Christelle Esteffe ; Mixel Etxekopar, auteur et musicien d'Euskamerika artzain ; Nicole Lougarot, la metteur en scène ; et deux musiciens, jean-Charles Sans et Batitta Berrogain. Là-bas, ils seront reçus chez l'ha­bitant, et rejoueront leur pastorale à trois reprises, notamment au cours de la fête en hommage au père Marcel Tillous, aumônier des Basques d'Amérique originaire d'Esquiule, décédé en mars dernier.
M.E.C. dans Sud-Ouest 7 Juillet 2009
(1) Écrite par Miel Etxekopar, elle fut jouée une première fois au cours du festival Xiru 2008, puis à Alçay et Usurbil en juillet 2008.
(2) Fédération des associations basques des Etats-Unis

Nork: MEC.2009/07/11 16:22:11.910 GMT+2
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2009/06/18 19:56:57.097 GMT+2

Nestor Barretxearen obra berri bat Gotainen

Depuis avril 2009 une sculpture de Nestor Barretxea est installée dans le parc "Uturzabala" à Libarrenx. Cette oeuvre qui rappelle la feuille du chêne américain est un hommage aux basques émigrés dans le Nouveau monde. Elle a été fabriquée par Jean Michel Bedaxagar, chanteur et forgeron à Ordiarp.

A work by the sculptor Nestor Basterretxea can be seen in Gotein-Libarrenx village park since early April 2009. Inspired by an American oak leaf, it pays tribute to exiled Basques.The Souletin musician and singer Jean-Mixel Bedaxagar, who is also an blacksmith by trade, created it in his workshop

NESTOR BASTERRETXEA euskal artistaren obra Zuberoako GOTAINE IRABARNE herrian sortu da 2009ko apirilaren 4an. Hau da Ameriketara joan ziren Euskaldunen eta bereziki Xiberotarrendako omenaldia.

XIRU izeneko musika eta arte jaialdiak zuen ideia hau izan eta Nestor Basterretxeak onartu zuen zerbait berri egitea, Xiberoan uzteko, Gotaine Irabarneko ÜTÜRZABALA parkean, beste obra andana baten ondoan. Basterretxea jauna etorri zen, lekua eta proiektua maitatu ere, eta bertako Ameriketako haritz osto batetik abiatuz bere sorkuntza lana egin zuen. Altxeiruzko eskulturak behar zuen eraiki, soldatu, eta lan honen egilea izan zen JEAN MIXEL BEDAXAGAR artista zuberotarra. Bera kantari izateaz gain, arotz edo errementaria da eta alkar lan aberatsa izan da bi gizonen artean. Amets handia zen XIRU jaialdiarentzat, baina egin izan da « auzolan » eder baten bidez, bai herrian, bai Zuberoan eta Euskal Herrian ere. Orai ikustekoa da herriko parkean, Ühaitza erreka bazterrean, leku xoragarri batean, deneri idekia urte guzian.

Nork: Mixel Etxecopar.2009/06/18 19:56:57.097 GMT+2
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2009/06/18 19:56:57.097 GMT+2

Nestor Barretxearen obra berri bat Gotainen

Depuis avril 2009 une sculpture de Nestor Barretxea est installée dans le parc "Uturzabala" à Libarrenx. Cette oeuvre qui rappelle la feuille du chêne américain est un hommage aux basques émigrés dans le Nouveau monde. Elle a été fabriquée par Jean Michel Bedaxagar, chanteur et forgeron à Ordiarp.

A work by the sculptor Nestor Basterretxea can be seen in Gotein-Libarrenx village park since early April 2009. Inspired by an American oak leaf, it pays tribute to exiled Basques.The Souletin musician and singer Jean-Mixel Bedaxagar, who is also an blacksmith by trade, created it in his workshop

NESTOR BASTERRETXEA euskal artistaren obra Zuberoako GOTAINE IRABARNE herrian sortu da 2009ko apirilaren 4an. Hau da Ameriketara joan ziren Euskaldunen eta bereziki Xiberotarrendako omenaldia.

XIRU izeneko musika eta arte jaialdiak zuen ideia hau izan eta Nestor Basterretxeak onartu zuen zerbait berri egitea, Xiberoan uzteko, Gotaine Irabarneko ÜTÜRZABALA parkean, beste obra andana baten ondoan. Basterretxea jauna etorri zen, lekua eta proiektua maitatu ere, eta bertako Ameriketako haritz osto batetik abiatuz bere sorkuntza lana egin zuen. Altxeiruzko eskulturak behar zuen eraiki, soldatu, eta lan honen egilea izan zen JEAN MIXEL BEDAXAGAR artista zuberotarra. Bera kantari izateaz gain, arotz edo errementaria da eta alkar lan aberatsa izan da bi gizonen artean. Amets handia zen XIRU jaialdiarentzat, baina egin izan da « auzolan » eder baten bidez, bai herrian, bai Zuberoan eta Euskal Herrian ere. Orai ikustekoa da herriko parkean, Ühaitza erreka bazterrean, leku xoragarri batean, deneri idekia urte guzian.

Nork: Mixel Etxecopar.2009/06/18 19:56:57.097 GMT+2
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2009/06/03 22:24:27.732 GMT+2

Frantxoa Errezarret

Anaïs raconte l’histoire de la famille de ses arrière grand-parents. Parmi les onze enfants l’un d’eux François est parti en Argentine. Un de ses frères a repris en mains la ferme familiale. Un troisième Léon a été mobilisé pour la guerre de 1914-1918. François lui a proposé de le rejoindre mais il est reparti au front et est mort en 1918. On disait dans sa famille « Pauvre Léon s’il avait écouté son frère parti en Argentine, il serait encore vivant ».

Frantxoa Errecaret Hauzen sortü da , Basabürüko herri ttipi batetan , 1897 – an. Hameka haurretarik laugerrena da. Pierre , Frantxoaren anai gehiena etxaltea hartü beitü, Johainek Frantxoaren aitak erabaki dü haren igortea ezagün baten etxera Argentinarat, ( Chabalgoity familia Barkoxerik elkitzen ) . Hamar sei urte baizik ez züan Santiagorat abiatü zelarik , mitil bezala laborantxan.


1915-an deitürik izanen da Frantziarat, gerlarat joaiteko bena ez da seküla arrajinen bere sorterriarat , intsumisioa nahiago beitzüan. Bere familiak honartü dü erabaki hori.

1916-an, Léon Frantxoaren anai gaztena joaiten da gerlarat. Hantik arra jiten delarik « permisionez », Léonek erraiten dü bere aitari «  aita, ikus bazeneza gerla hori , ertzokeria , jenteak milaka hiltzen dira »

Frantxoak jakin züalarik hori , erran zeion bere anaiari müga igaraitez eta Espainatik Argentinara bürüz abiatzez.Bena aitak erran zeion Léoni « hik eginbidea egin behar dük , gure herriarentako ».

Léon arra joanen da gerlalat eta han hilen da 1918-an , hiru hilabete gerla ürrentü gabe , Somme deitü eskualdean.Petirik, ene aitani, Frantxoa eta Léonen anaiak betik erraiten züan bere haurrer : « gaixo Léon, bere anaia bezala joan bazen Argentira ! »

Frantxoa Argentinan ezkontü zen Maddalen Chabalgoity adixkideen alabarekin. Maddalenekin , biek joanarazi düe etxaltea , behi eznea saldüko Buenos-Airen bizitzeko eta hortarik ontsa biziko da. Frantxoaren lehen semeak jarraikiko dü etxaltean, bena Argentinako krisiak joko dü eta dena galdüko dü ondorioz.

Frantxoa ez da sekülan arra jin sorterrirat , bena idatzi dü bere aita eta ameri bai eta arrebari Matildari.

Ene aitanik erraiten dü Frantxoaren haurrak nahi züela jin Eüskal-Herrirat berriz , bena krisia gatik ezin dira jin. 1990-an , Frantxoa hil da eta orai interneten bidez haren arrahaurrekin mintzatzen gira eta esperantxa düt egün batez Argentinarat jaoiteko parada ükenen düdala, Frantxoaren familiaren ikusteko.

Anais

Nork: Anaïs Erreçarret.2009/06/03 22:24:27.732 GMT+2
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2009/06/03 22:24:27.732 GMT+2

Frantxoa Errezarret

Anaïs raconte l’histoire de la famille de ses arrière grand-parents. Parmi les onze enfants l’un d’eux François est parti en Argentine. Un de ses frères a repris en mains la ferme familiale. Un troisième Léon a été mobilisé pour la guerre de 1914-1918. François lui a proposé de le rejoindre mais il est reparti au front et est mort en 1918. On disait dans sa famille « Pauvre Léon s’il avait écouté son frère parti en Argentine, il serait encore vivant ».

Frantxoa Errecaret Hauzen sortü da , Basabürüko herri ttipi batetan , 1897 – an. Hameka haurretarik laugerrena da. Pierre , Frantxoaren anai gehiena etxaltea hartü beitü, Johainek Frantxoaren aitak erabaki dü haren igortea ezagün baten etxera Argentinarat, ( Chabalgoity familia Barkoxerik elkitzen ) . Hamar sei urte baizik ez züan Santiagorat abiatü zelarik , mitil bezala laborantxan.


1915-an deitürik izanen da Frantziarat, gerlarat joaiteko bena ez da seküla arrajinen bere sorterriarat , intsumisioa nahiago beitzüan. Bere familiak honartü dü erabaki hori.

1916-an, Léon Frantxoaren anai gaztena joaiten da gerlarat. Hantik arra jiten delarik « permisionez », Léonek erraiten dü bere aitari «  aita, ikus bazeneza gerla hori , ertzokeria , jenteak milaka hiltzen dira »

Frantxoak jakin züalarik hori , erran zeion bere anaiari müga igaraitez eta Espainatik Argentinara bürüz abiatzez.Bena aitak erran zeion Léoni « hik eginbidea egin behar dük , gure herriarentako ».

Léon arra joanen da gerlalat eta han hilen da 1918-an , hiru hilabete gerla ürrentü gabe , Somme deitü eskualdean.Petirik, ene aitani, Frantxoa eta Léonen anaiak betik erraiten züan bere haurrer : « gaixo Léon, bere anaia bezala joan bazen Argentira ! »

Frantxoa Argentinan ezkontü zen Maddalen Chabalgoity adixkideen alabarekin. Maddalenekin , biek joanarazi düe etxaltea , behi eznea saldüko Buenos-Airen bizitzeko eta hortarik ontsa biziko da. Frantxoaren lehen semeak jarraikiko dü etxaltean, bena Argentinako krisiak joko dü eta dena galdüko dü ondorioz.

Frantxoa ez da sekülan arra jin sorterrirat , bena idatzi dü bere aita eta ameri bai eta arrebari Matildari.

Ene aitanik erraiten dü Frantxoaren haurrak nahi züela jin Eüskal-Herrirat berriz , bena krisia gatik ezin dira jin. 1990-an , Frantxoa hil da eta orai interneten bidez haren arrahaurrekin mintzatzen gira eta esperantxa düt egün batez Argentinarat jaoiteko parada ükenen düdala, Frantxoaren familiaren ikusteko.

Anais

Nork: Anaïs Erreçarret.2009/06/03 22:24:27.732 GMT+2
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2009/06/01 17:01:29.221 GMT+2

Lettre d'un émigrant après le seisme de San-Francisco en 1906

Letter written by a basque emigrant after the earthquake of San-Francisco in 1906 


Allande Libilbehety né à Etxebar, aîné d'une famille de quatre enfants ( lui et trois sœurs ). A vingt ans il décida de laisser l'exploitation et de partir en Californie avec trois autres jeunes du même village. Texte original en français

Allande Libilbehety Etxebarren sortü zen hiru ahizparekin . Etxalde ttipi baten primia zen bena gazterik herria ützi züan Kaliforniarat joaiteko, bere herriko hiru gaztekin.


Allande Libilbehety was born in Etxebar, elder son of a family of four children (he and three sisters). When he was twenty years old, he decided to leave the family farm and to leave for California with three other young people of the same village.  In this letter he speaks about the city of San Francisco in reconstruction after the earthquake. "The population decreased a lot, however we work for the reconstruction, we have already built many houses, there is a large number of persons who died accidentally."  
  
Allande Libilbehety (au milieu et en haut) et sa famille
SAN FRANCISCO, LE 7 JUILLET 1906
Mes chers parents ,
C'est avec la plus sensible joie que j'ai reçu votre lettre , car j'étais déjà en retard de vos nouvelles quoique bien par ma faute d'avoir négligé votre réponse mais ne croyez pas je vous en prie que je perds votre amitié.
Je suis heureux de savoir que vous êtes tous bien de même ma santé est toujours bonne depuis que je suis ici , je travaille encore dans ce même restaurant, mes occupations sont les mêmes , nous avons plus de 40 pensionnaires , je suis pour leur entretien, je regrette de n'avoir pas pu vous écrire plus tôt , pendant les jours de catastrophe mais à ce moment de détresse l'ouvrage que j'avais par l'augmentation du monde qui venait à été la cause de ce retard. Quand même vous avez su de mes nouvelles par le fils de Casso avant la réception de ma lettre . Le malheur a été grand pour certains , il y a eu un peu de misère pour tous , seulement la ville a fourni des vivres toujours pour ceux qui n'avaient pas de ressources , la population a diminué beaucoup, cependant on travaille beaucoup pour la reconstruction, on a déjà bâti beaucoup de maisons, il y a un grand nombre de personnes qui sont morts par accident,  heureusement il n'y a aucun de mes connaissances , nous trois nous sommes dans les mêmes places , les ouvriers sont payés comme d'habitude . C'est encore ces jours —ci qu'à eu lieu l'ouverture des learres ( ? ), c'est à dire que la vente et circulation des liqueurs était absolument défendue, le 4 juillet a été célébré la fête de la République comme on célèbre en France le 14 , c'est année il y a eu peu de réjouissance de suites de catastrophe car la ville est dans le plus triste état vers ce moment. J'avais reçu la lettre d' Etchecopar quelques jours avant la votre car mon plus grand plaisir était de savoir qu'ils se trouvaient tous bien , vous m'avez fait remarquer aussi que vous avez entrepris le pénible ouvrage de faire le four à chaux , je sais que vous travaillez dur , je pense que maintenant vous aurez avancé de faire le foin. Aussi ce monde n'est qu'un pénible chemin de torture et que même le plus heureux à des désagréments . Je vous quitte donc pour le moment mes chers parents , mes meilleurs souvenirs d'amitié à mes soeurs , leurs familles ainsi qu'aux Casanaves Bien des compliments à tous mes voisins et amis en attendant le plaisir de recevoir vos nouvelles bientôt je vous embrasse tous du fond du coeur.
A. Libilbehety 1341, 5°ème avenue South San Francisco ( Cal )


San Francisco 1906 Market St. From the Library of Congress collection.

Nork: Anne Marie Etcheverry .2009/06/01 17:01:29.221 GMT+2
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2009/06/01 17:01:29.221 GMT+2

Lettre d'un émigrant après le seisme de San-Francisco en 1906

Letter written by a basque emigrant after the earthquake of San-Francisco in 1906 


Allande Libilbehety né à Etxebar, aîné d'une famille de quatre enfants ( lui et trois sœurs ). A vingt ans il décida de laisser l'exploitation et de partir en Californie avec trois autres jeunes du même village. Texte original en français

Allande Libilbehety Etxebarren sortü zen hiru ahizparekin . Etxalde ttipi baten primia zen bena gazterik herria ützi züan Kaliforniarat joaiteko, bere herriko hiru gaztekin.


Allande Libilbehety was born in Etxebar, elder son of a family of four children (he and three sisters). When he was twenty years old, he decided to leave the family farm and to leave for California with three other young people of the same village.  In this letter he speaks about the city of San Francisco in reconstruction after the earthquake. "The population decreased a lot, however we work for the reconstruction, we have already built many houses, there is a large number of persons who died accidentally."  
  
Allande Libilbehety (au milieu et en haut) et sa famille
SAN FRANCISCO, LE 7 JUILLET 1906
Mes chers parents ,
C'est avec la plus sensible joie que j'ai reçu votre lettre , car j'étais déjà en retard de vos nouvelles quoique bien par ma faute d'avoir négligé votre réponse mais ne croyez pas je vous en prie que je perds votre amitié.
Je suis heureux de savoir que vous êtes tous bien de même ma santé est toujours bonne depuis que je suis ici , je travaille encore dans ce même restaurant, mes occupations sont les mêmes , nous avons plus de 40 pensionnaires , je suis pour leur entretien, je regrette de n'avoir pas pu vous écrire plus tôt , pendant les jours de catastrophe mais à ce moment de détresse l'ouvrage que j'avais par l'augmentation du monde qui venait à été la cause de ce retard. Quand même vous avez su de mes nouvelles par le fils de Casso avant la réception de ma lettre . Le malheur a été grand pour certains , il y a eu un peu de misère pour tous , seulement la ville a fourni des vivres toujours pour ceux qui n'avaient pas de ressources , la population a diminué beaucoup, cependant on travaille beaucoup pour la reconstruction, on a déjà bâti beaucoup de maisons, il y a un grand nombre de personnes qui sont morts par accident,  heureusement il n'y a aucun de mes connaissances , nous trois nous sommes dans les mêmes places , les ouvriers sont payés comme d'habitude . C'est encore ces jours —ci qu'à eu lieu l'ouverture des learres ( ? ), c'est à dire que la vente et circulation des liqueurs était absolument défendue, le 4 juillet a été célébré la fête de la République comme on célèbre en France le 14 , c'est année il y a eu peu de réjouissance de suites de catastrophe car la ville est dans le plus triste état vers ce moment. J'avais reçu la lettre d' Etchecopar quelques jours avant la votre car mon plus grand plaisir était de savoir qu'ils se trouvaient tous bien , vous m'avez fait remarquer aussi que vous avez entrepris le pénible ouvrage de faire le four à chaux , je sais que vous travaillez dur , je pense que maintenant vous aurez avancé de faire le foin. Aussi ce monde n'est qu'un pénible chemin de torture et que même le plus heureux à des désagréments . Je vous quitte donc pour le moment mes chers parents , mes meilleurs souvenirs d'amitié à mes soeurs , leurs familles ainsi qu'aux Casanaves Bien des compliments à tous mes voisins et amis en attendant le plaisir de recevoir vos nouvelles bientôt je vous embrasse tous du fond du coeur.
A. Libilbehety 1341, 5°ème avenue South San Francisco ( Cal )


San Francisco 1906 Market St. From the Library of Congress collection.

Nork: Anne Marie Etcheverry .2009/06/01 17:01:29.221 GMT+2
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2009/04/17

Barkoxe

I Barkoxeko ezagutgarriak

Barkoxe herri ttipi bat da, Xiberroan,756 bizizaleekin. Haren hedapena 4693h-koa da. Barkoxeko bizizaleak, Barkoxtarrak deitzen dira. Barkoxe zazpi auzogune badutu: Olaiki , Larraja, Arranbeltze, Txapela, Gastelondo, Ahargo pea eta Burgua. Bestalde, Barkoxe Maule, Oloru eta Atharratzen artean kokatzen da.

Barkoxen bi bortu badutugu, Maidalena, zointan Rallye des Cimes- delakoa igaraiten da urte oroz eta beste bortua Ahargo deitzen da. Maidalenan Elize ttipi bat bada, ikusten ahal den bezala argazkiaren gainean. Gure herriak badutu kirol zelaia bat, herriko etxe bat, lau ostatu, eliza bat, bi arrabotu, jauregi bat eta denen etxe bat. Bestalde, ostirale guziz, Jojo Barrea Barkoxeko berriak emaiten du Xiberoko botzan.

II Barkoxen lan mota desbardinak badira

Barkoxen, ofizio inportantena laborantxa da. Ofizio hori zinez gogora da, bazterrak patar beitira. Aldiz, beste ofizio zonbait atzamaiten ahal dugu. Lehenik, bedezi bat bada. Eta, horrekin loturik, farmazia bat atzamaiten ahal dugu Barkoxe erditan.
Autobus lantegi bat bada ere Barkoxen. Urte oroz bidaje handiak antolatzen dutu, Espainalat buruz, Italialat buruz eta Frantziako gune zonbaitetara .
Ostatu famutu handi bat atzamaiten ahal dugu herri erditan: Xilo deitzen da. Bena ere, beste bi badira plaza hegian. Gazteak han juntatzen dira, momentu goxoen igaraiteko.
Herri erditan, bada ere saltegi ttipi bat, okindegi bat, eta haragikin bat. Atzamaiten ahal dugu ere bai, bi hargin eta zurgin bat. Bi auto ateleiak badira ere.
Tintazaile bat bada, karrulur bat ere bai, eta ahazten nizun bilo mozle bat badugu ere bai. Hurrentzeko, kanpoko lanen egiteko lantegi bat bada. Badutu bekanika handi elibat, eta lau langile. Eskola bat bada ere, elebidün sail batekin. Barkoxeko eskolan, haurren zenbakia ttipitzen ari da, haurrak handitzen baitira eta kollegio buruz joaiten beitira. Euskal herrian egiazko arrenküra bat da. Ontsa duzu, herri batetan eskola baten ukeitea herria , biziarazten beitu.
Erraiten ahal dugu ordean, karrika komplet bat dela offizio desbardin-ekin. Barkoxe herri burujabe bat da.

III Barkoxeko kultura

Bestalde, bi barkoxtar famutu bertsolari honak ziren, «Attuli» eta «Etxahun». Argazkian ikusten ahal dugu gizon famatua: Etxahun IRURI . Barkoxen, dantzari elkarte bat bada, etxahun deitzen dena.
Aurten, Barkoxek du maskarada antolatzen. Igante oroz Xiberoa zeihar joaiten da,12 elkitze bada. Barkoxe zonbait nahi goxo den herri bat da. Gaixa desbardin orro atzamaiten ahal dira eta momento goxoak igarraiten ahal da. Erraiten ahal dugu, Xiberoko herri handienetarik bat da. Barkoxe 10 herri honkitzen du: Montori, Atarratze, Landa, Zalgize, Arrokiga, Sohuta, Ospitale Pea, Giruntze, Orri eta Eskiula.

Nork: Fanny.2009/04/17
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2009/04/17

Barkoxe

I Barkoxeko ezagutgarriak

Barkoxe herri ttipi bat da, Xiberroan,756 bizizaleekin. Haren hedapena 4693h-koa da. Barkoxeko bizizaleak, Barkoxtarrak deitzen dira. Barkoxe zazpi auzogune badutu: Olaiki , Larraja, Arranbeltze, Txapela, Gastelondo, Ahargo pea eta Burgua. Bestalde, Barkoxe Maule, Oloru eta Atharratzen artean kokatzen da.

Barkoxen bi bortu badutugu, Maidalena, zointan Rallye des Cimes- delakoa igaraiten da urte oroz eta beste bortua Ahargo deitzen da. Maidalenan Elize ttipi bat bada, ikusten ahal den bezala argazkiaren gainean. Gure herriak badutu kirol zelaia bat, herriko etxe bat, lau ostatu, eliza bat, bi arrabotu, jauregi bat eta denen etxe bat. Bestalde, ostirale guziz, Jojo Barrea Barkoxeko berriak emaiten du Xiberoko botzan.

II Barkoxen lan mota desbardinak badira

Barkoxen, ofizio inportantena laborantxa da. Ofizio hori zinez gogora da, bazterrak patar beitira. Aldiz, beste ofizio zonbait atzamaiten ahal dugu. Lehenik, bedezi bat bada. Eta, horrekin loturik, farmazia bat atzamaiten ahal dugu Barkoxe erditan.
Autobus lantegi bat bada ere Barkoxen. Urte oroz bidaje handiak antolatzen dutu, Espainalat buruz, Italialat buruz eta Frantziako gune zonbaitetara .
Ostatu famutu handi bat atzamaiten ahal dugu herri erditan: Xilo deitzen da. Bena ere, beste bi badira plaza hegian. Gazteak han juntatzen dira, momentu goxoen igaraiteko.
Herri erditan, bada ere saltegi ttipi bat, okindegi bat, eta haragikin bat. Atzamaiten ahal dugu ere bai, bi hargin eta zurgin bat. Bi auto ateleiak badira ere.
Tintazaile bat bada, karrulur bat ere bai, eta ahazten nizun bilo mozle bat badugu ere bai. Hurrentzeko, kanpoko lanen egiteko lantegi bat bada. Badutu bekanika handi elibat, eta lau langile. Eskola bat bada ere, elebidün sail batekin. Barkoxeko eskolan, haurren zenbakia ttipitzen ari da, haurrak handitzen baitira eta kollegio buruz joaiten beitira. Euskal herrian egiazko arrenküra bat da. Ontsa duzu, herri batetan eskola baten ukeitea herria , biziarazten beitu.
Erraiten ahal dugu ordean, karrika komplet bat dela offizio desbardin-ekin. Barkoxe herri burujabe bat da.

III Barkoxeko kultura

Bestalde, bi barkoxtar famutu bertsolari honak ziren, «Attuli» eta «Etxahun». Argazkian ikusten ahal dugu gizon famatua: Etxahun IRURI . Barkoxen, dantzari elkarte bat bada, etxahun deitzen dena.
Aurten, Barkoxek du maskarada antolatzen. Igante oroz Xiberoa zeihar joaiten da,12 elkitze bada. Barkoxe zonbait nahi goxo den herri bat da. Gaixa desbardin orro atzamaiten ahal dira eta momento goxoak igarraiten ahal da. Erraiten ahal dugu, Xiberoko herri handienetarik bat da. Barkoxe 10 herri honkitzen du: Montori, Atarratze, Landa, Zalgize, Arrokiga, Sohuta, Ospitale Pea, Giruntze, Orri eta Eskiula.

Nork: Fanny.2009/04/17
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