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Emazteen artea II

Arte erakusketa - Donibane-Garazi - 2008ko martxoaren 8tik apirilaren 5era

2008/03/20 01:18:12.245 GMT+1

L'herbe qui pousse parmi les décombres de la ville, vue par Ana Izura

"La pintura es compartir; así lo he sentido toda la vida".

C’est dans son atelier dans un vieil immeuble dans le centre d’Irun que nous rencontrons Ana Izura. D’une nature vive et exubérante, cette femme petite et menue adore partager ses connaissances et ses trouvailles.

D'une étagère chargée de livres, elle tire un petit album plein de dessins d’insectes qu’elle a fait avec des enfants. Posé contre le mur, un montage photographique d’un ange qu’elle a trouvé dans un cimetière, marbre blanc contre un ciel azur.

Artiste polyvalente, Ana Izura est autant à l’aise avec la gravure qu’avec la peinture, le collage et la photographie. Constamment aux aguets pour trouver des objets ou des matériaux qu’elle peut intégrer dans ses œuvres, elle fait preuve d’une énergie et d’un enthousiasme bouillonnants.

Son mot d'ordre : « Il faut faire de l’art avec ce qu’on a à porter de la main. »

Née à Tafalla, elle a commencé son apprentissage de peintre dans le studio de l’artiste Gaspar Montes Iturrioz, avant de quitter le Pays Basque pour étudier à l’Académie de San Fernando à Madrid. Là elle a eu comme professeur le peintre Antonio López,  dont la façon minutieuse de travailler trouve un écho dans ses œuvres. Par la suite, elle s’est déplacée à Bruxelles et Paris, grâce à des bourses des gouvernements belge et français.

S’inspirant des aspects changeants du ciel, des prairies et des forêts, elle crée des tableaux qui virent vers l’abstrait en y introduisant des éléments pris dans la nature.

Mais elle est également sensible à la vie citadine, tirant son inspiration tour à tour des enseignes, des graffitis et de l’activité commerciale qui se déroule constamment autour d’elle.

A Saint Jean Pied de Port, elle expose des tableaux de petit format faisant partie d’une série qu’elle a nommée « De las hierbas » - autour de l’herbe – datant de 1997-98.

« Le fil conducteur de mon œuvre a été presque toujours la nature, dans ses différentes manifestations, mais cette étape de l’herbe a été très importante pour moi » explique-t-elle. 

« Je vis dans une région où il y a beaucoup d’herbe, et au cours de mes promenades dans les environs d’Irun j’ai découvert la force que peut avoir un brin d’herbe insignifiant qui pousse dans la pierre et qui dans sa fragilité apparente, piégé entre les vieux murs, émergeant des blocs de maçonnerie ou mélangé avec les graffitis, fait partie de notre paysage urbain et le rend de plus en plus distant de nous. Bien que ces tableaux ne sont qu’un petit fragment de tout ce que fut l’œuvre entière de cette série, il me semble que ceci est une bonne occasion et un contexte très approprié pour les partager. »

Lire l'article dans El Pais 

Nork: itzal aktiboa.2008/03/20 01:18:12.245 GMT+1
Gaiak: irun artiste peintre ana emazteen l féminin izura art au artea | Permalink | Erantzunak (0) | Errenferentziak: (0)

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