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Emazteen artea II

Arte erakusketa - Donibane-Garazi - 2008ko martxoaren 8tik apirilaren 5era

2008/03/05 23:47:47.005 GMT+1

Odile Lascaray : la passion pour le bois

Il fait nuit noire et un froid glacial lorsque nous rendons visite à Odile Lascaray dans son atelier dans l’ancienne Poudrière de Navarrenx, un bâtiment en pierre près des remparts de la ville.   

 

Odile porte une veste sans manches et un tricot marron. Elle vient de terminer un cours de sculpture et elle est visiblement épuisée par l’effort de l’enseignement, auquel elle s’adonne avec conviction.

Tout d’abord, elle nous fait expérimenter les bizarreries du lieu, une salle voûtée en pierre taillée dont l’architecture produit un effet d’écho curieux. Si une personne se met dans un coin et chuchote, l’autre personne dans le coin d’en face l’entend aussi clairement que comme si elle était à côté. Au milieu de la pièce se dresse une table de travail construite en lourdes planches de chêne. 

Puis, elle nous présente ses œuvres, rangées autour des murs. Originaire de Lantabat en Basse Navarre, artiste autodidacte, Odile est passionnée par le bois, avec lequel elle a un contact intime. Femme vigoureuse, acharnée dans sa façon de travailler, elle crée des êtres mythiques inspirés de la nature et de la force qui émane de son pays.

Voici Luxie, une de ses premières sculptures, une figure de femme qui fait penser aux arts africains :"Banuen idei bat gorputz baten lantzea zizelkatuz, ez nakien nola hasi eta ez nuen ere argazkirik. Hortarako hartu naiz modela gisa begiaketxirik horela obekio senditu dut lana. Bukaeran norbeitek ikusi eta eman dio Luxieren izena, emakume hori sortua izan da duela hiru milliun urte."

« J'avais dans l'idée de sculpter une déesse, mais je ne savais pas par où commencer, je n'avais pas de croquis. C'est pour cela que je me suis prise comme modèle : de cette manière, j'ai pu appréhender l'oeuvre plus aisément. Une fois mise en exposition, une personne l'a surnommée Lucie, "la première femme de l'univers" retrouvée il y a 3000 ans. » 

Et voici le Corps musical, sculpté dans un morceau de poutre qui faisait partie d’une porte d'église :

"Astapenean egur hori elizako ate bat zen, bi bizkarezur lotuak dira musika tresna gisan. Gero zizelkatu ditut bi aldeak formak landuz afrikari pensatuz."

« Deux colonnes vertébrales soutiennent deux interprétations. J'ai fait suivre des formes ayant une pensée pour l'Afrique. »

Dans un autre coin, une série de pions d'échiquier :

"Erregeatik ertzoaraino hala zein izan den hiru hilabeteko lana. Euskal kurutzea agertarratzen du nere sendimendu orokora euskal herriari buruz."

« Du roi au fou, voilà ce qui a été ma démarche de travail durant trois mois. La croix basque reflète l'âme et l'identité de mon pays. » 

Et finalement, la Colère, une œuvre élancée « qui fait apparaître mon mal-être intérieur. » 

 "Obra horrek adierazi nahi du nere barneko kexadura!"

Dans quelques semaines, Odile exposera ses œuvres à Pau. Entre temps, elle n’a qu’un seul désir: de revenir vivre et travailler dans son pays et d’entendre parler sa langue maternelle autour d’elle.

 

Nork: itzal aktiboa.2008/03/05 23:47:47.005 GMT+1
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