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2006/02/23 09:42:50.425 GMT

Patrimoine : quelles priorités ?

On constate en Pays Basque un engouement croissant pour le patrimoine matériel. Cet engouement se traduit notamment par un nombre grandissant de monuments protégés et mis en valeur  par les collectivités locales mais aussi par les particuliers.

Vouloir tout conserver pose pourtant problème pour des raisons :

  • financières (coût des opérations de conservation pour des petites communes)
  • éthiques (risque de fossilisation culturelle, utilisation abusive du patrimoine à des fins commerciales)
  • patrimoniales (tout conserver nuit à la qualité de ce qu'on conserve)

En matière de conservation, d'étude, et de diffusion du patrimoine matériel (monuments, archives, patrimoine naturel) et immatériel (mémoire collective), que faut-il  privilégier et selon quels critères ?

Nork: Institut culturel basque - Euskal kultur erakundea.2006/02/23 09:42:50.425 GMT
Gaiak: ondarea patrimoine | Permalink | Erantzunak (2) | Errenferentziak: (0)

Erantzunak

Pour cette question je renvoie à la réflexion que j'ai mené avec les autres membres de la Commission Permanente du Patrimoine. A ce sujet, je regrette vraiment que le texte de ces travaux (Format PDF - 200 Ko) n'ai jamais été vraiment diffusé. Cela est d'autant plus regrettable que de plus en plus le patrimoine n'est considéré que par rapport aux objets matériels. Or, il y a des biens immatériels qu'il faut étudier (sinon conserver) de toute urgence : je pense nottament au corpus de légendes basques et pyrénéennes. Et, à mon humble avis, s'il faut sauvegarder des "choses" c'est surtout des connaissances qu'il faut archiver. En ce sens la participation à l'Atlas ethnographique de vasconie me paraît essentiel. car pour le reste il y aura toujours assez de monde pour restaurer un lavoir par ci ou une maison par là. Je veux dire par là que la démarche ethnographique permet aussi et surtout de sauvegarder le sens des choses.

Nork: Claude LABAT.2006/04/07 14:51:05.755 GMT+1

A mon avis : il faut un inventaire des biens dit « culturels » dans ce pays. Cet inventaire ne serait pas un livre clos, mais un espace continuellement remis en question, car il découle fondamentalement du consensus. Ce qui est patrimoine pour une époque ne le sera pas forcément pour une autre ni ne le sera avec la même urgence.
Cet inventaire comprend tout ce qui nous est cher (et pas seulement des choses matérielles) ;
Il faut que chaque mairie en dispose (pour les décideurs, qui forcément changent, au moins d’une élection à l’autre).
Il faut que les décideurs de ce pays s’impliquent dans sa réalisation.
Ceci fait, il faut décider de ce qu’il faut garder (de ce que l’on peut garder) ; décider des priorité. Il faut que les décideurs, avec d’autres responsables, dont des associations, gèrent ce bien. Les critères seront ceux du moment, ils tiendront compte, au moins :
  • de l’intérêt général (de la charge affective véhiculée par l’élément considéré, de sa valeur intrinsèque, etc.) et du projet bâti autour de l’élément à préserver,
  • du goût du moment,
  • des moyens disponibles.
Je prends un exemple concret et urgentissime. Il y a de moins en moins de curés à demeure dans les presbytères : des vêtements d’église, du petit mobilier, des statues... seront la proie des « brocanteurs ».... Qu’allons-nous faire ? Guetter les camions de gitans avec leurs échelles sur le toit et pleurer? Tirer à vue ? Ou bien créer un lieu, appelons-le « dépôt d’art sacré » (ou autre) où nous mettrions à l’abri les pièces les plus menacées (éloignées des habitations, peu ou pas surveillées, etc. etc.).

Nork: Mikel DUVERT.2006/04/07 14:52:26.188 GMT+1

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