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2006/02/21 09:50:12.691 GMT

Entre patrimoine et culture : faut-il choisir ?

Nous vivons dans ce pays une cruelle dichotomie entre amoureux du patrimoine culturel  (architecture, chemins de Saint-Jacques, archéologie...) qui méconnaissent souvent la dimension vivante de la langue et de la culture basques, et militants de la langue et de la culture basques qui méconnaissent, eux, souvent leur  patrimoine.
L'Institut culturel basque travaille avec ces deux mondes en essayant d'établir des ponts entre eux.

Quels moyens mettre en place pour développer ces ponts ?
Comment convaincre les uns de l'importance d'un ancrage actuel du patrimoine (particulièrement dans la langue basque), les autres de l'importance de connaître ce patrimoine qui est le socle de leur culture ?

Nork: Institut culturel basque - Euskal kultur erakundea.2006/02/21 09:50:12.691 GMT
Gaiak: ondarea patrimoine | Permalink | Erantzunak (3) | Errenferentziak: (0)

Erantzunak

Je m'excuse mais, pour moi, cette question n'a pas de sens. Il n'y a de dichotomie que pour ceux qui veulent bien en faire une. Je connais pas mal de gens qui "bouffent" du patrimoine et qui se régalent à consommer de la culture. Et puis, est-ce vraiment deux mondes ou simplement deux éclats d'un même diamant ?

Nork: Claude LABAT.2006/03/28 20:55:03.988 GMT+1

Parler du patrimoine c’est parler de la culture et inversement. Le patrimoine, c’est la culture. Introduire ces deux concepts séparément c’est comme si l’on voulait par des automobiles et des voitures comme de deux choses distinctes.
Il faut prendre conscience que les moyens doivent être adaptés aux fins : pour la langue on œuvre pas comme on le ferait pour un monument, etc. Mais ce type de fin ne vaut que du point de vue pragmatique ; c’est en quelque sorte une spécialisation pour plus d’efficacité. Cette « spécialisation » ne vaut que dans le cadre de l’objectif commun. Cet objectif est forcément patrimonial, c’est-à-dire fédérateur.

Nork: Mikel DUVERT.2006/04/07 14:23:11.911 GMT+1

Patrimoine culturel, patrimoine naturel ? Les deux sont intimement liés.

L’homme est partout et il façonne depuis toujours la nature. Certains des paysages qu’il dessine au fil du temps font partie du patrimoine naturel, notamment lorsque le façonnage s’est réalisé sur des décennies ou des siècles et a su respecter un relatif équilibre écologique. Ainsi, un paysage pastoral doit son existence à l’homme et fait partie du patrimoine naturel alors qu’un champ artificiel de monoculture ne bénéficie pas du même statut. Si les deux paysages font appel à des pratiques culturales et des savoir-faire particuliers, on rangera plus facilement le traitement artisanal des fougeraies de montagne dans le patrimoine culturel, alors que le labour mécanique de la parcelle de maïs ne bénéficie d’aucun classement patrimonial honorable…

Si le patrimoine culturel naît de l’esprit créatif et inventif de l’homme, il se nourrit et s’inspire du patrimoine naturel (les contes parlent de nature, les peintures représentent des paysages naturels, les instruments imitent la nature…). Aussi, je pense qu’une nature appauvrie et homogène nuit à la créativité. De mon point de vue, il est donc indispensable que les regards des défenseurs des patrimoines culturels et naturels se croisent, au moins au sein de l’ICB car les intérêts des uns servent les intérêts des autres.

Protéger la nature conduira à enrichir le patrimoine culturel.

Nork: Emmanuel DE JOANTHO.2006/05/03 09:13:24.927 GMT+1

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