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2006/03/13 11:18:31.034 GMT

Comment développer la diffusion du spectacle vivant ?

En France, 5000 spectacles sont produits chaque année pour 2000 lieux de représentation. Chaque spectacle ne tourne en moyenne que 9 fois.

Toute proportion gardée, la culture basque connaît le même phénomène de créations qui ne rencontrent pas suffisamment de publics.

Comment développer la diffusion des spectacles en basque et d'expression basque (danse, musique...) en Pays Basque et hors de ce territoire?

Faut-il :

  • donner plus de moyens à la diffusion de spectacles qu'aux projets de création ?    
  • privilégier les projets de création qui disposent déjà d'un certain nombre de dates de diffusion ?
  • continuer à traduire et à adapter en basque des spectacles "qui ont marché", dans le seul but de développer la diffusion en langue basque ?
  • aider prioritairement la diffusion de certains champs artistiques (théâtre, musique, bertsularisme...) ?

Nork: Institut culturel basque - Euskal kultur erakundea.2006/03/13 11:18:31.034 GMT
Gaiak: sorkuntza création | Permalink | Erantzunak (2) | Errenferentziak: (0)

Erantzunak

Tout d'abord, félicitations à l'ensemble des initiatives de l'ICB, pour le développement et le questionnement sur et autour de la Culture en général et Basque en particulier.
Si les résultats de toutes ces enquêtes sont pris en compte, il s'agit d'un exemple du bon fonctionnement de la démocratie, ou des moyens mis à disposition pour qu'elle fonctionne.....


Faut-il donner plus de moyens à la diffusion de spectacles qu'aux projets de création ?
Oreka !!!! c'est plus une question d'équilibre qu'il faut trouver, entre donner plus de moyens à la diffusion pour des spectacles forts, ayant du sens, apportant une valeur ajoutée à la culture et à son devenir. Apporter des moyens à la diffusion cela peut permettre de pénétrer des territoires nouveaux, c'est favoriser une pratique de prix bas. C'est pouvoir proposer des spectacles dans les écoles. C'est peut être vers les diffuseurs, organisateurs de spectacles, de festival de rencontres, qu'il faut envisager d'apporter des aides, pour des spectacles qu'ils veulent défendre, sans toujours en avoir les moyens.
Et dans le même temps il faut préserver la création, moteur d'une culture vivante, en mouvement.........La difficulté dans cet exercice d'aides restant le discernement entre toutes les offres de création et de diffusion. Par exemple la création en musique contemporaine, ou en poésie ne peut exister qu'avec des aides aussi bien au niveau de la création que de la diffusion.

Une dernière réflexion, les organismes comme l'ICB, le Conseil Général, la DRAC, le Conseil Régional, qui aident des créations devraient faire en sorte que ces créations, aidèes financièrement, soient rejouèes dans d'autres lieux.

Faut il privilégier les projets de création qui disposent déjà d'un certain nombre de dates de diffusion ?
Cela ne me semble pas une bonne solution, car avec de tels critères on bloquerait toute initiative de création des petites structures qui ne disposent pas des moyens ou de l'énergie que demande la diffusion, c'est un autre métier. Seules les grosses compagnies, qui souvent font de la création au travers d'accords de coopération avec d'autres compagnies pourraient accéder à cet objectif, qui ne me semble pas égalitaire.

Faut il continuer à traduire et à adapter en basque des spectacles "qui ont marché", dans le seul but de développer la diffusion en langue basque ?

Tout dépend du cout, on ne pourra pas tout faire, il est bien de l'avoir fait, il faudrait savoir maintenant quel résultat cela donne. Qu'apporte ces expériences à la langue basque...............Et voir si le jeu en vaut la chandelle. Comparer avec des actions moins prestigieuses, moins couteuses............
Je ne suis pas sur qu'après avoir écouté tout le répertoire de l'opéra italien, ou vu des rétrospective du cinéma italien en VO sous titrèe, on est avancé dans la connaissance de l'Italien et aidé au développement de cette langue.

Faut il aider prioritairement la diffusion de certains champs artistiques (théâtre, musique, bertsularisme...)

Comme je le disais plus haut, il existe des champs, qui doivent plus que d'autre être aidès, comme le poésie, les bertsu, la musique contemporaine, tous les secteurs qui touchent à une création exigeante ou difficile d'accès. Pour ma part avoir des traductions de certains bertsu, après les avoir entendus, me plairait. Reste à savoir si cela est possible, traduction simultanèe sur écran ou avec écouteur...est ce possible....

Voilà quelques réflexions, histoire de lancer la discussion....

Izan ongi


Nork: JC Enrique.2006/03/20 11:58:47.437 GMT
http://3cultures.free.fr/

Gau on,

Mon commentaire interviendra trop tard pour les objectifs d'anticipation 2020 visés par cet outils.
Après tout, les discussions n'ont d'aboutissement que leur prolongement.

La question de la diffusion de la culture basque semble s'envisager par des solutions en matière de mise en œuvre de politique culturelle : aide à la diffusion d'un certain champs, traduction de spectacles reconnus, aide à la création...
Des interrogations tout à fait intéressantes, mais qui à mon sens, ne constituent pas le point de départ censé de la réflexion.

Plaçons nous, non pas du côté de ceux qui font la culture, mais plutôt de ce qui la reçoivent. Les publics, les populations, ou les personnes, ne sont-ils pas le point central de la diffusion culturelle ?
Je pense qu'une réflexion à ce niveau d'analyse nous permettrait d'observer un cloisonnement des publics. Une sorte de "monde des basque" qui viendrait s'opposer au monde des "non-basque". Un écrasement des possibilités en matière de développement culturel.

On en vient à des problématiques plus sensible de définition de l'identité. Qu'est ce qu'être basque ? Quelle légitimité à la reconnaissance identitaire ?
Pourquoi madame Dupont, qui ne se définit pas comme basque, et que la communauté basque ne définit pas comme basque viendrait assister à une représentation en danse basque ? Quelles interactions possibles ? Quelles acceptations de l'autre ?

Je travaillerais en ce sens pour permettre l'évolution des pratiques artistique basque et leur diffusion. Tant qu'Iparralde se situera en communauté ethnique où l'identité basque repose sur la langue, le lieu de naissance, et la filiation... soit sur de l'inné, les choses n'évolueront pas. Tant que la France restera sur des bases hypocrite de reconnaissance du principe de dignité culturelle, les choses n'avanceront pas.
Comme fait qui tendrait à valider ces hypothèses, j'évoquerai la situation avancée d'Hegoalde qui semble avoir trouvé une nouvelle vitesse tant dans la diffusion, que dans la création culturelle. Une communauté culturelle où le fait de travail et de vivre au Pays Basque et de vouloir progresser sur ce territoire, sont les principaux critère de définition "du basque".

Un monde où l'identité basque s'acquière plus qu'elle ne s'hérite.
Un monde où la culture basque se partage plus qu'elle ne se mérite.

Nork: Monsieur Txotxolo.2009/03/04 00:45:22.687 GMT+1

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