haizeberri_kulturetxea_aurkezpena


2008/12/01 12:55:55.917 GMT+1

Ibaneta, du théâtre ?

Quel froid, 10 à 12°, sous le toit du mur à gauche ouvert et accueillant du collège Manex Erdozaintzi Etxart à Larzabale !  Et pourtant envahi par des gens  entre 82 et 20 ans (ou moins) pour voir des soi-disant comédiens du cru, aux mains immobiles et aux pieds nus. Rien, pas un décor sur les planches ; à l’entrée, une installation d’aujourd’hui, vidéos, eau couleur de sang pur et pompe! Pas une fioriture, un geste de trop, une note de musique superflue. Seulement la scène nue, des mouvements concis, des voix justes, du talent pro ou pas, de la passion, des lumières, la musique. Izigarri, izigarri maitatu dut… iluna, baina… Zoin untsa ari diren... Harritzekoa !!

Certains deux fois dans le froid sans comprendre l’euskara ! D’autres touchés à Larzabale sont repartis à Sara ou Anauze les revoir ! Hunkiak, bai nunbeit. Un public plus qu’attentif, savourant le texte, si bien écrit, si bien dit. La crème de la culture d’ici était là ! C'est-à-dire, ceux qui savent, qui créent en pro ou pas, et ceux non acteurs, qui vivent le théâtre d’ici comme un événement culturel, une nécessité, non comme un spectacle.

Fondement de la vie culturelle ici, qu’on voudrait programmer, structurer, contrôler avec des modèles français. Amateurs, disparaissez ou mettez-vous là, en bas ! Allez, on va vous aider un peu.

Ibañeta, un moment de grâce ? Où Lipus, le théâtreux underground explorateur a osé sans retenue, mettre son professionnalisme, son talent à la disposition du théâtre d’Iparralde pour un texte classique, avec des acteurs non professionnels, qui se sont aussi donnés à fond, utilisant leur véritable talent, sans performance, au service du texte. Il dit avoir beaucoup appris aussi avec Ibañeta, été touché par la générosité gratuite des acteurs, étonné de voir tant de bonne volonté et d’intérêt pour le théâtre.

Larzabal, le curé a écrit ça, il y a 40 ans ? Avec ce regard lucide, humain sur les mécréants, les musulmans et sur le rôle ambigu de l’église qu’il servait, l’éthique de la guerre, de ceux qui gagnent, qui pardonnent ou pas. Un humaniste avant tout, engagé pour la défense de notre identité. Il aurait pu l’écrire aujourd’hui, à quelques personnages près pour mettre en scène, la réalité présente. Urko, antzerkian preso eta antzerkitik kanpo ere. Nun da egiazko antzerkia. Guerre qui ne dit pas son nom, mais qui est là avec des opérations policières, judiciaires à la stratégie pernicieuse. Tout ceux qui bougent ici sont des criminels, surtout s’il y a des nouveaux nés dans la maison, ou à 80 ans fréquentant les bars malfamés!Bakean bizitzen ahal ginen...(Mantxut - 2008/XII)

Remitente: Mamua.2008/12/01 12:55:55.917 GMT+1
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