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Compagnie de danse Maritzuli

Chorégraphe: Claude Iruretagoyena


Création 2009

Aurrez aurre

Cette nouvelle création se veut un support pédagogique visant à faire redécouvrir certaines facettes de la danse traditionnelle en Pays Basque, ainsi que les derniers travaux de la Compagnie sur l’étude comparative de la danse renaissance italienne et la danse basque.

La création "Aurrez aurre"

Le programme


Branletik jautziak

"Les danses du branle..."

Pièce essentielle de la mascarade et témoin d’un rituel de passage de la mort à la vie (le cycle nouveau), le branle arrive aujourd’hui jusqu’à nous charger de sens et de symboles qui parfois se sont effacés ou nous échappent.

Bien que l’interprétation des textes anciens et l’étude de pratiques carnavalesques similaires restent difficiles et délicates, nous nous accorderons un « essai chorégraphique » mettant en perspectives les rôles et les costumes anciens de chacun de ces personnages autour d’un propos artistique nourrit par l’histoire et les travaux de recherches de Jon Iruretagoyena.

En étudiant la mascarade nous nous apercevons qu’elle a subi vers la fin du 19èmè siècle d’importantes transformations lors de l’introduction d’un nouveau répertoire technique issu des traditions militaires.

Avec les rituels d’accouchements lors des carnavals nous marquons le nouveau départ.

Derrière la représentation ancienne du zamaltzain et du txerrero, les légendes du Roi Odin, d’Ellequin et du Roi Arthur, le mythe du damné, de la mort et des âmes errantes sont ici pleinement représentées.

Présentés tous deux boitant (ayant un pied de couleur différente), et préparés, lors des saynètes de ferrage (symbole réparateur), de lecture des lignes de la main (symbole libératoire) ils exorcisent ce « temps de l’hiver lié à la mort », par l’expulsion des âmes des défunts, de la terre vers le « domaine des dieux ».

Mené par l’Entsenari présent à ce seul moment, le grand cercle formé par le branle est à l’image et aux dimensions du village lui-même. Pour chaque nouveau cycle, la place laissée par les anciens laissant à de nouveaux venus est exprimé ici lors des face à face de la gavotte dansée par les deux générations.

Castrés lors de l’exécution de ce qui nous apparaît comme les prémices de la fameuse « godalet dantza », les personnages s’exécutent ensembles au centre du branle, lieu duquel émergeront lors des transformations futures les nouvelles chorégraphies « solistes » que nous connaissons aujourd’hui.

Au regard des mascarades que nous avons la chance de voir encore aujourd’hui, et pour perpétuer le sens essentiel et premier qu’ils représentent depuis toujours, surgiront comme une farce, d’étonnants et burlesques faces à faces entre Kauterrak et Hartzak.