Lever de pierre


                                                      Des Canaries à la Bretagne, on a levé des pierres un peu partout. Les Basques s’en sont fait une spécialité.Ces défis devaient exister avec des pierres naturelles entre les bergers. Dans le secteur d’Ahuski, on trouve Artzain Harria (pierre des bergers), en contrebas du restaurant, et une autre Altxarria (que nous n’avons pu localiser), au pic de Sihigue. Au sud, on évoque plusieurs endroits où des pierres « attendaient le client », d’années en années. Plutôt que des défis, « ces jeunes soulevaient les pierres qu’ils trouvaient, attendant de toucher  la pierre noircie par la sueur des leveurs » (Iňaki Perurena).

Au début du 20ème siècle, les grands défis commencent à se mettre en place, toujours dans les arènes où les frontons du sud. Avec l’argent des paris, moteur de la compétition. Les pierres commençaient à avoir des formes précises, ou totalemenr ronde, ou parallélépipédiques, avec des encoches parfois, pour faciliter la prise. Aujourd’hui on part toujours de la même forme, un peu évidée pour atteindre le poids souhaité, et des réajustements de plomb fondu. On utilise la pierre noire, harri beltza, nom que l’on retrouve dans beaucoup de toponymes en Pays Basque, ou même comme butoir de bota luze. La couleur a une signification un peu mystique, mais plus prosaïquement, il s’agit du granit noir, la pierre la plus dense de la région.


On trouve donc des pierres rondes de 80 à 110kg, puis les autres de poids variés, de 100 à 250kg. Pour les records absolus, on taille une nouvelle pierre au poids à atteindre. On tourne aujourd’hui autour de 330g.

Il existe deux types d’épreuves. L’effort absolu : on essaie de lever une fois le plus grand poids possible, mais c’est exceptionnel. On affronte plutôt les concurrents en leur faisant lever une pierre de 100 à 200kg, le plus grand nombre de fois, en trois minutes, parfois en plusieurs manches. Chacun peut totaliser 5 ou 10 tonnes. Quant à la pierre ronde, non seulement ils la lèvent, mais la font tourner autour du cou, pour masser les cervicales ; Perurena fait le tour de la place en courant, ainsi chargé !


Le leveur a sa taille fortement serrée, il se met souvent un plastron pour se protéger l’avant du corps. De même il passe ses mains dans la magnésie. Il lui faudra, quelle que soit la modalité, décoller la pierre, l’amener sur ses cuisses, la retourner pour la porter sur sa poitrine et la basculer sur son épaule. Le manager et un assistant se tiennent sur les côtés pour intervenir à tout instant et délester le leveur en cas de déséquilibre. Les records n’ont cessé d’être battus, avec les progrès de « tout genre », on est passé pour le record absolu de 228kg à 330kg, les épreuves par manches progressant dans la même proportion. Les jeunes sont initiés dès 12 ans au sud, en Iparralde les écoles de leveurs de pierre en sont à leurs balbutiements.


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